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10/2007

Les leçons d’une visite présidentielle



La visite à grand spectacle - et à grand frais - de Nicolas Sarkozy et du groupe de courtisans qui tiennent lieu de gouvernement à la France s’est achevée dans la plus grande confusion. Même les plus fidèles lèche-bottes insulaires en ont été pour leurs frais, tant la volonté de provoquer et d’insulter les Corses était grande.

Ainsi, Camille de Rocca Serra, héritier du plus ancien clan insulaire s’est entendu dire, non sans surprise, que « les clans ont ruiné la Corse ! » (ce qui n’est pas, au demeurant, la plus grosse ineptie qu’ait dit Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa visite !).

Antoine Sindali a timidement avancé qu’en déclarant la guerre à la CCM et au service public des transports « le Président était peut-être mal renseigné ». La réponse lui a été donnée le lendemain sans aménité : « Je suis très bien renseigné ! ».

La mise en coupe réglée de la Corse et l’état de siège à Aiacciu a été peu apprécié, y compris par nombre de Corses qui avaient donné leurs suffrages à Nicolas Sarkozy !


Curnuti è bastunati !

Les syndicats français en Corse ont dénoncé l’atteinte à la démocratie que représente l’interdiction de manifester et ils ont refusé, comme les élus de Corsica Nazione Indipendente, de déférer à la convocation de Nicolas Sarkozy. Il reste à espérer qu’ils montreront désormais la même indignation lorsque l’on constatera d’autres atteintes, non moins graves, à la démocratie : rafles, éloignement des prisonniers politiques, violation de la présomption d’innocence, etc.

En résumé, tous ceux qui ont cru que cette visite serait l’occasion d’avancées pour la Corse ou qu’elle constituerait le début d’un dialogue en ont été pour leurs frais, et ceux qui ont assisté au discours tenu à l’Assemblée de Corse ont bu le calice jusqu’à la lie.

Pour Corsica Nazione Indipendente, en revanche, il n’y a pas eu de surprise : rien ne pouvait laisser supposer que Nicolas Sarkozy venait pour dialoguer, si ce n’est l’effet de la méthode Coué, souvent utilisée, il est vrai, sur les bancs de l’Assemblée territoriale.

Le seul élément positif a été qu’en étant contraint, pour la tenue de son Conseil des ministres, de déployer un nombre de policiers et de militaires faisant ressembler Aiacciu à Bagdad, Nicolas Sarkozy a définitivement prouvé que la Corse, c’est loin d’être la France !

Par conséquent, la seule voie à emprunter pour tous ceux qui refusent l’humiliation et la soumission de la Corse est celle de la résistance et du soutien à l’égard de tous ceux qui luttent, quale sia a manera !

CORSICA NAZIONE INDIPENDENTE





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008