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06/2007

Corsica Nazione Indipendente et les élections législatives



Par la voix de ses porte-parole, Pierre Paoli, François Sargentini, Eric Simoni et Olivier Sauli, Corsica Nazione Indipendente a rendu publique sa position sur les élections législatives françaises des 10 et 17 juin prochains, en annonçant la participation du Parti dans 3 des 4 circonscriptions de Corse : les 1ere et 2e de Corse du Sud ainsi que la 2e de Haute Corse. Dans la 1ere circonscription de Haute Corse, celle de Bastia, il n’y aura pas de participation.

En effet, à Bastia, « les conditions d’une union (…) large et efficasse (…) n’ont pu être réunies ». Cette décision est en conformité avec les dispositions de la dernière cunsulta de CNI, début mars – qui affirmait qu’une présence nationale aux législatives était envisageable dans le cadre d’une union large, afin d‘éviter notamment une simple candidature de témoignage et un éparpillement des voix. A ce titre, les sections ont évalué les situations localement et donné leurs impressions sur l’opportunité ou pas de désigner un candidat. Cette non participation ne remet toutefois nullement en cause la volonté d’union de CNI, puisqu’elle précise, qu’à Bastia, « d’autres échéances démontreront notre souci de l’union qui se matérialisera avec l’ensemble des forces patriotiques pour combattre (…) la gauche française de Zuccarelli ».

Dans les autres circonscriptions, Corsica Nazione Indipendente justifie sa présence, sous une bannière d’union, avec A Chjama, le PNC, I Verdi, baptisée Unione pè una soluzione pulitica, par le soucis de combattre sur leur propre terrain les représentants du Parti français, mais aussi de participer, de favoriser l’union nationaliste la plus large possible. Par conséquent, cette stratégie découle du concept de la LLN qui vise à occuper tous les terrains de lutte, y compris celui des institutions lié au système français en place. Pour le Mouvement, il n’était pas question de laisser « le Parti français, à travers les clans, monopoliser un électorat – malgré la complexité et les limites du cadre électoral français – particulièrement là ou le candidat Nicolas Sarkozy, et il n’est pas le seul, a mené sa campagne présidentielle sur fond de promesses répressives et sécuritaires.

Notre participation (…) peut déranger un ordre établi, celui des tenants de l’immobilisme, de l’archaïsme et de la répression politique. Dans certains cas, un ballottage est même possible, démontrant (…) que le mouvement national uni est, et demeure, l’alternative d’avenir pour ce pays », comme l’a notamment démonté le résultat du candidat nationaliste à l’élection cantonal du Celavu Mezana, qui a réalisé près de 33% des suffrages.

Par conséquent, CNI s’appuie sur des fondamentaux de la LLN tout en cherchant à privilégier le souci de l’union stratégique qui peut créer les conditions d’une solution politique « avec l’Etat français d’une part, le peuple corse et tous ses légitimes représentants d’autre part ».

Cette participation est une confrontation directe avec « tous ces candidats, de la droite française qui ont toujours tourné le dos à de réelles négociations politiques pour sortir l’île de l’impasse (…) et tous ces candidats de gauche française et républicaine qui récusent toute évolution institutionnelle, et qui peu ou prou s’accordent très bien avec la pensée uniformisatrice actuelle de cette même droite ».

CNI rappelle également, comme elle l’avait fait lors des élections présidentielles, que son discours et sa démarche politique ne serait se confondre avec celui, populiste et réactionnaire, du représentant local du FN, qui, sous son visage sage de jeune premier, cherche via « un discours illusoire sur l’immigration, détournant par la même les fondamentaux progressistes de notre combat au bénéfice d’illusions pseudo-identitaire plus que douteuses ». Le FN c’est le Parti de la France, et ses représentants ont toujours été les alliés des clans, comme en 1986 à l’Assemblée de Corse aux côtés de leurs amis du RPR et du MRG, des activistes de la CFR et des partisans de la solution finale contre les patriotes corses.

Enfin, pour Corsica Nazione Indipendente, le sens de sa participation, le message développé, vise à mettre en place une véritable solution politique au problème corse, porteur de paix et d’espoir pour demain.

Battì Lucciardi





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008