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2005/2006

Activités internationales de CNI en 2005/06

Une délégation de CNI a rencontré l’ambassadeur de Grande Bretagne en France (septembre 2005)

Une délégation de Corsica Nazione Indipendente a rencontré Sir John Holmes, ambassadeur de Grande Bretagne en France. À l’occasion de sa visite en Corse, ce dernier avait contacté Jean-Guy Talamoni pour recueillir le sentiment de l’élu nationaliste sur la situation actuelle de l’île. Rosa Prosperi, Henri Palazzo et Alain Simoni ont également participé à l’entretien. Les échanges ont porté sur les possibilités de sortie de crise.

John Holmes s’est montré extrêmement intéressé par la position du mouvement nationaliste, d’autant qu’il a été lui-même personnellement impliqué dans le processus de paix nord irlandais. La question de la construction européenne a également été abordée. Les responsables nationalistes ont réaffirmé leur attachement à une Europe des peuples, direction que n’emprunte pas vraiment pour l’heure l’Union européenne, construite autour des Etats constitués. Enfin, la question de la répression et des prisonniers politiques corses a été longuement évoquée par les nationalistes. À la fin de l’entretien, la délégation de Corsica Nazione Indipendente a offert à sir John Holmes l’ouvrage de Monsieur Oberti consacré à Pasquale Paoli.

Rappelons que « U babbu di a patria » a entretenu d’étroites relations avec la Grande Bretagne, où il est d’ailleurs décédé en 1807.



Une délégation de CNI à Tonalestate (juillet 2005)

Comme chaque année, Corsica Nazione Indipendente a été représentée aux journées internationales organisées par l’association Tonalestate, à Ponte di Legno, dans les Dolomites.

À cette occasion, Gabriel Mouesca, ancien prisonnier politique basque et actuellement Président de L’Observatoire International des Prisons, a fait une importante conférence sur la condition carcérale en France. Pour sa part, Jean-Guy Talamoni a présenté la question corse à l’auditoire, sous l’angle proposé cette année par les organisateurs de Tonalestate.

Pour cette nouvelle édition, le comité directeur de l’association avait choisi le thème suivant : « Per un principio superiore – La politica… », le point de départ des débats étant constitué par une citation de Machiavel et un tableau de Füssli : « L’incube ».

En marge de cette manifestation, la délégation de Corsica Nazione Indipendente a eu une longue rencontre bilatérale avec la délégation du Sinn Féin, à un moment où, en Irlande, l’actualité s’accélère et la cause de la paix semble avancer à grands pas.



CNI à Barcelone (novembre 2005)

Une délégation de Corsica Nazione Indipendente, composée de Maurice Giudicelli, du Docteur Alain Simoni, de François Sargentini et Jean-Guy Talamoni, a participé, à Barcelone, à la première Conférence Méditerranéenne des Nations sans Etat, manifestation soutenue par le gouvernement catalan. De leur côté, Jean-Luc Morucci et Alain Mosconi représentaient le STC, Antoine Martinetti la « Giuventù indipendentista » et Gérard Romiti le Comité Régional des Pêches de Corse. Le jeudi 24 novembre, les différentes délégations (Palestine, Front Polisario, Sardaigne, Sicile, Kabylie, Kurdistan, Corse) ont été reçues au palais du gouvernement de Catalogne, pour l’ouverture des travaux de la conférence. Les débats commençaient ensuite sur le thème « De l’autonomie à l’autodétermination ». Les différents intervenants ont insisté sur les moyens et processus pouvant conduire à l’indépendance nationale, dans un contexte particulièrement intéressant en Catalogne puisque le parti indépendantiste et républicain « Esquerra Republicana de Catalunya » participe au gouvernement, et que le Parlement de Madrid semble sur le point de reconnaître la nation catalane. Très remarquée, la brillante intervention du député Gavino Sale, de l’IRS de Sardaigne.

Puis, les travaux portèrent sur « le syndicalisme et les nations sans Etat » et furent prolongés le vendredi 25 novembre par des interventions autour de « l’organisation économique de la Méditerranée ».

À cette occasion, Alain Mosconi devait affirmer, avec beaucoup de force de conviction, la nécessité d’associer étroitement lutte de libération nationale et lutte de libération sociale. Toujours sur le sujet évoqué la veille (autonomie et autodétermination), le responsable culturel et politique kabyle Ferhat Mehenni devait tenir un discours particulièrement fort, affirmant notamment : « Un peuple sans Etat est un Peuple esclave ! » Même fermeté dans les propos de Mami Ibrahim du Front Polisario, évoquant l’ « Intifada sahraouie » que les siens ont été contraints d’engager, et de Faruk Doru (Kurdistan), faisant entendre la voix d’un peuple artificiellement divisé par l’histoire. Pour sa part, Jean-Guy Talamoni devait décrire les luttes corses d’hier et d’aujourd’hui, et présenter la ligne définie il y a quelques jours par l’Assemblée Générale de Corsica Nazione Indipendente en faveur de la création d’une république corse, partie prenante d’une Europe des peuples et placée sous le signe de l’indépendance nationale et de la justice sociale. Mais cette manifestation devait également faire une place éminente à la jeunesse et à la culture. Dans ce cadre, Antoine Martinetti eut l’occasion d’échanger avec les représentants des autres organisations étudiantes, tandis que le groupe « Arcusgi » devait animer une soirée avec deux groupes catalans. Samedi 26 novembre, les travaux furent clôturés par les interventions de Jean-Guy Talamoni, au nom de l’ensemble des délégations, et de Josep Bargalló, premier ministre de Catalogne qui, dans une déclaration solennelle, devait réclamer la reconnaissance des nations sans Etat de la Méditerranée.



Congrès interdit de Batasuna : CNI était à Bilbao (janvier 2006)

François Sargentini et Jean-Guy Talamoni étaient présents à Bilbao pour représenter le mouvement national corse au congrès de Batasuna. Quelques jours plus tôt, le juge Grande-Marlaska avait interdit cette réunion et requis les forces policières et militaires pour en empêcher la tenue. Toutefois, le mouvement patriotique basque refusait de rester inerte devant cette atteinte manifeste aux droits civils et politiques du peuple d’Euskadi. Une manifestation était donc organisée à l’endroit où était prévu le congrès, en présence de divers r eprésentants politiques et syndicaux (seul le PNV devait décliner l’invitation) et de nombreuses délégations étrangères (parmi lesquels le Sinn Féin et des représentants du gouvernement polynésien) venues apporter leur soutien fraternel. La veille de la manifestation, ces délégations entouraient Joseba Alvarez pour faire, devant la presse, le point sur la situation. À ce moment, l’attitude du gouvernement de Madrid et de la police était encore incertaine. Finalement, malgré la présence permanente d’hélicoptères au dessus du meeting, ce dernier put se tenir, sans incident, devant quinze mille personnes.

Arnaldo Otegi devait, dans son intervention, confirmer l’engagement du mouvement patriotique basque en faveur d’une solution politique au conflit.





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008