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09/2006

Colonisation de peuplement : CNI occupe le CREPS



Les militants et sympathisants de Corsica Nazione Indipendente se sont donnés rendez vous pour tenir une conférence de presse au Creps. Cette occupation symbolique et politique avait pour but de dénoncer le recrutement douteux et l’absence de politique sportive au sein du Centre régional d’éducation populaire et sportive. Corsica Nazione Indipendente a dénoncé aussi l’utilisation de l’argent prévus pour la construction de villas destinés aux cadres du CREPS alors que cet argent devrait servir à la construction d’outils pour les jeunes.

Corsica Nazione Indipendente a occupé les locaux du Centre régional d’éducation physique et sportive (creps) afin d’en dénoncer le recrutement douteux et discriminatoire et l’absence totale de politique sportive.

CNI a constaté tout d’abord que le recrutement des personnels du CREPS de corse se fait selon une double logique : “D’une part offrir au personnel de direction un moyen de satisfaire leur goût de l’exotisme et leurs ambitions carriéristes ; d’autre part pour accomplir la stratégie de l’Etat : pourvoir tous les postes de direction et de formation avec des fonctionnaires recrutés hors de Corse afin d’accélérer la décorsisation du secteur public.” En ce qui concerne les postes plus modestes (entretien, cuisine…) souvent pourvus par les personnels ATOS de l’académie, le problème est résolu puisqu’une partie de ces services est externalisé et confiée à des entreprises privées selon des critères peu lisibles. C’est ainsi que les effectifs en personnel ont régressé passant de 48 à 37 en moins d’un an ! Et c’est seulement à la suite d’une longue grève du personnel du CREPS en 2002 que la direction et le ministère ont consenti à consolider les contrats précaires de personnels corses occupant des postes indispensables à la bonne marche de l’établissement.

En revanche, la direction s’est permis de pourvoir un poste de secrétaire de la formation en y plaçant une ouvrière d’entretien non corse qui ne doit cette étrange promotion qu’à l’intervention des services du préfet et au fait qu’elle soit la compagne d’un membre des forces de répression, procédé ahurissant dont on est en droit de penser qu’il s’agit d’une pratique ordinaire de discrimination anti corse !

Pour CNI, si les ministres successifs affichent la volonté de doter notre pays d’un outil de formation et de développement sportif, en réalité ils ne tiennent aucun compte des besoins, des possibilités et du retard structurel de la Corse !

La conséquence la plus grave est que le CREPS de Corse fonctionne comme une simple structure d’hébergement sportif et qu’il ne va jamais au devant des jeunes Corses et de leurs besoins dans un secteur d’activités essentiel pour la Corse d’aujourd’hui.

Le creps de corse dispense aujourd’hui très peu de formations ; ses ambitions se limitent à entretenir notre jeunesse dans l’illusion du sport d’élite et de pallier tant bien que mal le déficit chronique des installations sportives de la région. La restructuration nécessaire de la base nautique a finalement abouti à une quasi mise en sommeil des activités liées à la mer, ce qui est un comble pour une structure implantée en plein golfe d’Aiacciu. Quant aux installations sportives, CNI note que la troisième tranche de travaux d’équipement indispensables privilégie d’ores et déjà la construction de villas pour la direction alors que l’on attend toujours une piscine de 50 mètres et une véritable piste d’athlétisme ! Cela se passe de commentaires…

Quoi qu’en dise Mr Champion, son directeur adjoint, le CREPS de Corse présente aujourd’hui un bilan désastreux, conséquence de la politique néocoloniale de l’Etat français en Corse et de l’obsolescence des structures institutionnelles. Pour CNI, “en l’état, elles pérennisent l’archaïsme d’un système qui obère la reconstruction de notre pays et empêche les Corse d’accéder à la modernité”.

C’est pourquoi CNI a exigé la territorialisation pleine et entière du CREPS de Corse, de ses objectifs et de son recrutement. CNI a également demandé que “les fonctionnaires et enseignants qui confondent CREPS de Corse et Club Med et pour lesquels la corsitude ne représente pas autre chose qu’un alibi folklorique, rejoignent leurs postes d’origine ; les postes vacants devront être pourvus par des enseignants issus de la formation STAPS de l’Université de Corse”. CNI exige enfin que soit mise en place une véritable politique de formation et que le CREPS de Corse devienne finalement le véritable outil au service de la Corse, pôle sportif, populaire et territorial que notre île attend depuis longtemps. Conscients du retard historique de la Corse dans tous les secteurs d’activité, CNI exige que le CREPS soit doté d’infrastructures propres à répondre aux besoins d’une société moderne dans le secteur du sport, jusqu’ici livré à la négligence de l’Etat français et à l’incurie des politiques du clan. CNI demande, à ce sujet, une réunion de concertation avec les élus de la CTC et les représentants en Corse des services Jeunesse et Sports.

Les représentants de CNI ont conclu leur conférence de presse en disant qu’ils “attendaient une réponse claire de la part des politiques”. Les lecteurs du Ribombu aussi !

Ghjuvanni Deziu





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008