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22/11/2007

Cunferenza di stampa di u ghjovi 22 di nuvembre in Bastia



Depuis la visite de Nicolas Sarkozy en Corse, la démarche de mise au pas de notre peuple est passée à la vitesse supérieure.

Après avoir annoncé clairement que la seule politique de son gouvernement à l’égard de la Corse serait celle de la trique, après avoir humilié les élus de l’Assemblée de Corse présents dans l’hémicycle durant son discours, après avoir mis un terme brutal à tous les espoirs de dialogue que certains Corses nourrissaient, le président français (bénéficiant du soutien inconditionnel de Messieurs Zuccarelli et Chevènement) a commencé une nouvelle campagne de dragonnades à travers l’île pour tenter de transformer par la force les Corses en Français.

Manifestement, les juges politiques et les milices spéciales envoyées dans notre pays ont eu carte blanche de la façon la plus explicite. En Corse, tout leur est désormais permis : des dizaines d’arrestations sans poursuites uniquement destinées à alimenter un fichier ADN des nationalistes corses ; dans le Fiumorbu, une rafle menée au moyens de forces disproportionnées destinées à frapper les esprits et à terroriser la population ; près d’Aiacciu, un père de famille roué de coups chez lui devant ses enfants, alors qu’il ne résistait même pas à l’interpellation…

L’injustice même de telles agressions n’est pas cachée, bien au contraire. Cette injustice évidente est utilisée comme une arme destinée à faire peur. Le message est clair : aujourd’hui, aucun Corse n’est à l’abri, comme on l’a vu dans l’affaire d’Aleria, où une intervention policière d’une brutalité inouïe a visé une personne sur laquelle ne pouvait peser aucun soupçon sérieux. Le fait qu’il n’était pas nationaliste, comme cela a été remarqué par certains observateurs, ne devrait pas constituer un argument supplémentaire. S’il l’avait été, l’exaction dont il a été victime aurait-elle été justifiée ?

Il est vrai qu’en réalité, les militants nationaux sont particulièrement visés, et en leur sein, ceux qui résistent à Paris avec le plus de constance et d’énergie : dans l’affaire du Fiumorbu, dans l’affaire d’Aiacciu, il s’agit bien de militants de Corsica nazione Indipendente, parti n’ayant jamais fait de concession au système français. Il n’en a pas fait à l’époque de Bonnet, il n’en fera pas davantage dans la période tout aussi noire qui s’ouvre aujourd’hui.

Pourtant, la résistance ne doit pas être le fait des seuls militants de Corsica Nazione Indipendente mais de tous les Corses. Même les plus rêveurs de nos compatriotes ont à présent compris que la politique de la main tendue relève, dans le meilleur des cas, de la méthode Coué.

C’est la raison pour laquelle nous appelons à la résistance tous les Corses qui refusent la mise en coupe réglée de leur pays. Nous les appelons aussi, parce que c’est la moindre des choses, à exprimer, comme nous le faisons nous-mêmes, leur solidarité avec tous ceux qui luttent pour la Corse, quale sia a manera.

Corsica Nazione Indipendente





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008