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28/02/2008

CNI et les élections municipales



Suite aux interprétations erronées – ou malveillantes – faites par certains « observateurs » au sujet du communiqué du FLNC-UC, la liste Corsica Nazione Indipendente tient à apporter les précisions suivantes :

La notion de communauté de destin, portée depuis des décennies par le mouvement national, n'a jamais été remise en cause mais bien au contraire régulièrement confirmée, tant par le mouvement public que par le FLNC.

Cette communauté de destin, notion centrale du nationalisme corse, est composée de Corses d'origine et de Corses d'adoption qui se sont agrégés à notre peuple depuis des siècles.


Pour Corsica Nazione Indipendente :

* Font partie du Peuple Corse :
tous ceux qui partagent nos valeurs de culture et de civilisation quelles que soient leurs origines. Il n'y a pas de Nation en mouvement sans communauté de destin.

Sont Corses ceux qui aspirent aux intérêts collectifs et nationaux de la Corse.


* Ne font pas partie du Peuple Corse : les spéculateurs, les fonctionnaires de passage et des forces de répression, les colons et autres profiteurs argentés qui achètent notre patrimoine, et que les clans s'empressent d'inscrire sur les listes électorales.


Nous appelons tous les Corses, d'origine ou d'adoption, à nous rejoindre pour construire ensemble une Corse libre et souveraine.



27/02/2008


Chaque année, 4000 nouveaux arrivants viennent confisquer le marché de l’immobilier et de l’emploi. S’inscrivant massivement sur les listes électorales, ils privent progressivement les Corses de la maîtrise de leur devenir.

Cette démarche n’est pas le fruit du hasard : elle est organisée par Paris et ses relais locaux.

Aujourd'hui, nous nous exprimons depuis la cité d’Aiacciu , ou il y a seulement quelques semaines , le président de la République Française , dans une ville qu’il a mis en état de siège, avec la complicité de la classe politique traditionnelle, était reçu en grande pompe à la préfecture, à l’assemblée territoriale et enfin à la municipalité d’Aiacciu.

L’attitude de fermeture adoptée par Nicolas Sarkozy, allait finalement discréditer tous ceux qui attendait une quelconque avancée de sa part. Pour notre part, nous étions ce jour là dans la rue pour nous opposer à ces pratiques, tout comme nous sommes maintenant présents pour dénoncer la situation faite à notre pays.

Pendant ce temps les Corses connaissent les plus grandes difficultés. La situation sociale s’aggrave, le désespoir s’installe. Demain, ces Corses seront contraints de s’exiler, comme ont dû le faire tant de nos compatriotes il y a quelques décennies.

Face à Sarkozy et à ses complices locaux, face à ce système et à la situation que l’on voudrait nous imposer, trois attitudes sont possibles :

- La première consiste à nier la réalité, telle l’autruche qui plonge la tête sous le sable.

- La seconde consiste à reconnaître cette réalité et prétendre la traiter par un faux dialogue qui n’est en fait qu’un renoncement : politique de la main tendue vers Sarkozy, condamnation d’autre patriotes, discours « politiquement correct », etc.

- La troisième, qui est celle de Corsica Nazione Indipendente, consiste à relever le défi, à refuser la capitulation et l’abdication de notre dignité collective.

Seule cette troisième attitude peut permettre de sauver le peuple corse et d’espérer, demain, construire une paix qui ne sera pas celle de la soumission.

Cette attitude est celle de la résistance.

Elle est celle de la solidarité à l’égard de tous ceux qui résistent depuis les militants associatifs et syndicaux jusqu’à ceux du FLNC de l’union des combattants.

Elle est celle de la liberté.

Dans le secret de l’isoloir, les corses sont libre d’accomplir, par leur vote, un acte de résistance.

À ce moment là, il ne faudra pas se tromper, car le seul vote contre le système de domination qui nous est imposé sera le vote pour les listes présentées ou soutenues par Corsica Nazione Indipendente.

Au moment du dépouillement, seul ce vote sera interprété comme un rejet radical de la situation faite à la Corse par Paris.

Seul ce vote sera un vote utile de défense de notre peuple.

Les suffrages ne doivent pas véhiculer un message édulcoré ou ambigu, qui serait interprété par Paris comme un acte de soumission.

Le décompte des voix Corsica Nazione Indipendente permettra de mesurer la capacité de résistance du peuple corse, qui est seule de nature à faire changer la politique parisienne à l’égard de notre pays.

En ce qui nous concerne, nous n’avons passé aucun accord de deuxième tour. Notre comportement à cet égard sera celui qui a toujours été le nôtre. Jamais nous n’accepterons de renoncer à ce que nous sommes, d’édulcorer notre discours ou de donner des gages d’une quelconque manière aux partis dits traditionnels pour occuper un strapontin. Aucune alliance n’est envisageable sans la prise en compte, au grand jour, de nos idées essentielles et en premier lieu la reconnaissance de l’existence de notre peuple et un engagement clair pour la réouverture du dossier corse vers une véritable sortie de crise.

Que l’on n’attende pas de nous le moindre reniement dans l’espoir d’accéder aux responsabilités. Ce genre de propositions nous ont souvent été faites par le passé. Nous les avons toujours rejetées.

CORSICA NAZIONE INDIPENDENTE





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008