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30/11/2006

Loi sur la terre : débat public à Calvi



Comme cela avait été annoncé lors des dernières Ghjurnate internaziunale di Corti, en août dernier, le débat public sur la Loi sur la Terre proposée par Corsica Nazione Indipendente descend, aujourd’hui, dans chaque région de Corse.

Le trente novembre dernier, plus de deux cents balanins étaient présents dans la salle « A Stanza » du V.V.F. la Balagne à Calvi pour participer au débat public sur le projet de « loi sur la terre » organisé par C.N.I. Avaient pris place à la tribune Rosa Properi et Ghjuvan Guidu Talamoni, élus du groupe Unione Naziunale à la C.T.C., Francescu Sargentini et Francescu Simeoni di a Ghjunta de C.N.I. Etait également présent dans la salle Ghjaseppu Colombani, président de la F.D.S.E.A. Après distribution du texte de la loi à une assistance très intéressée, les animateurs de la réunion ont présenté de manière détaillée le projet et commenté ses différents articles, notamment l’article 1er qui stipule et il est bon de le rappeler que : « L’acquisition de biens immobiliers situés sur le territoire de la Corse est réservée aux citoyens corses, ces derniers étant définis par référence aux conditions requises par « A Cunsulta Naziunale di a Corsica », soit, pour les non originaires de Corse, une résidence effective, à titre principal de 10 ans sur l’île ».

Tout comme ils ont tenu à expliquer le pourquoi d’une telle loi qui découle d’un constat : l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier et la spéculation immobilière dépossèdent les Corses de leurs terrains et de leurs maisons. Ainsi, face aux offres d’achats d’étrangers fortunés, sans commune mesure avec les capacités financières des familles corses, nous sommes privés de l’accession à la propriété sur notre terre. En un mot, ci lampanu fora.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, il est urgent, car il en va de l’avenir de nos enfants, d’imposer par un rapport de force populaire les garde-fous nécessaires avec une nouvelle légalité concurrente de la loi française.

Comme l’a martelé Ghjuvan Guidu Talamoni : « le peuple corse doit maintenant s’emparer du pouvoir législatif afin de faire promulguer et appliquer cette loi ». Véritable pavé dans la mare, celle-ci s’adresse à tous les Corses et nous fait sortir des sentiers battus du droit commun français.

Le débat passionné qui a suivi avec les très nombreux intervenants et les questions posées concernant les difficultées rencontrées pour se loger, accèder à la propriété, pour installer les jeunes agriculteurs ainsi que leurs craintes suite aux orientations actuelles du PADDUC (Plan d’Aménagement et de Developpement Durable de la Corse) après les propos du président de l’Assemblée de Corse sur la désanctuarisation de notre pays, qui fait la part belle au tout-tourisme et à l’aliénation de notre foncier, etc. Sans oublier leurs inquiétudes avec la fin de la dérogation de l’arrêté Miot en 2010 mais aussi leurs intérrogations sur la manière de faire adopter et appliquer cette loi.

Débat révélateur de l’espoir et de l’intérêt que suscite au sein de notre peuple cette initiative majeure de C.N.I. Il a été également rappelé aux participants que si notre terre est encore préservée, on le doit surtout aux sacrifices de nombreux patriotes corses qui ont payé et paient encore le prix fort de leur liberté et parfois de leur vie. Ce qu’a d’ailleurs reconnu notre peuple à l’occasion d’un sondage récent (55 % des Corses). Ces hommes d’honneur méritent notre indéféctible et total soutien.

Francescu Simeoni a, ensuite, demandé aux personnes présentes de faire preuve de générosité pour venir en aide aux prisonniers politiques et à leur famille surtout en cette période de Noël.

Anghjulu Alfonsi





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008