Accolta
Accolta Storia di u muvimentu Organizazione Cuntatti Adesione/Daziu Ligame
Accolta Attualità Apputamentu Elezzione Interviste Multimedia A Francia Fora Pulitica Ripressione Terra Corsa Culunisazione Lingua è Cultura Ecunumia è Suciale Internaziunale In memoria E Ghjurnate



13/10/2007

CNI répond à Noël Biancarelli



Il y a une semaine, Noël Biancarelli responsable de l’association « Porra – Palumbaghja – Porti Vecchju » donnait son point de vue sur le Plan Local d’Urbanisme de la commune (Corse – Matin du 7 octobre 2007).

Cette interview nous interpelle…

Effectivement il existe une opposition plurielle et populaire à l’actuel P.L.U. Opposition que M. Biancarelli qualifie de « déferlement » ou « chacun donne de la voix, ameute son camps »… Jusqu’à soi – disant s’interroger sur la nature de cette « contestation » : « Légitime inquiétude ? Odeur des municipales toutes proches ? Il est permis de s’interroger ».

Il nous est tout autant permis de commenter ces propos en tant que militants indépendantistes.

Que l’actuel P.L.U. satisfasse ou arrange quelques uns, quoi que de plus évident lorsque l’on connaît son orientation politique que pour notre part nous avons dénoncé publiquement. En effet ce P.L.U. ne répond – d’un point de vue collectif – ni aux attentes et interrogations des familles porto – vecchiaises, ni à une vision de l’aménagement territorial et du développement économique et social de la commune. Et ce pour un motif essentiel : en l’absence d’une reconnaissance explicite, politique et juridique du peuple corse, ce P.L.U. consacrera la dépossession terrienne au profit de logiques mercantiles et financières auxquelles peu de corses ont réellement accès…

Ce que nous récusons le plus, c’est la présence française opposable à la disparition programmée de notre tissu communautaire, de notre culture, de notre langue, de notre légitime dimension de peuple.

Ce que nous refusons c’est la colonisation de peuplement qui s’étale de plus en plus au sein de notre cité, au sein de nos campagnes et de nos hameaux, au bord de nos côtes…

Cette logique là, nous la combattons et nous n’avons pas attendu les prochaines municipales pour le faire. Nous le faisons publiquement depuis des années pendant que d’autres se taisent, se couchent ou collaborent.

Nous ne reconnaissons pas la légitimité du cadre juridique de ce P.L.U. qui émane pour nous d’un système qui nous est étranger. M. Biancarelli le préfère à « l’anarchie qui perdure, profitable à quelques uns seulement ».

Ce P.L.U. n’a fait qu’entériner ce « lascia corra » qui a perduré durant des décennies sur notre région, favorisant par le truchement d’une activité touristique et résidentielle non maîtrisée, le lit d’une installation humaine massive et étrangère au détriment d’une diminution importante de notre communauté.

Notre combat aujourd’hui – et pour reprendre les termes de M. Biancarelli, – s’adresse aux corses qui n’ont plus accès à la propriété, à leur terre, au logement, à un travail et à un salaire décent, c'est-à-dire à « une catégorie de citoyens » de plus en plus démunis…

Nous prônons effectivement une orientation philosophique et politique, sans doute atypique à vos yeux, et qui vise à donner au Peuple Corse reconnu sur sa terre, le rôle d’acteur de son avenir.

C’est aussi pour cela, que par rapport aux atermoiements rendus public à propos d’un litige de vente d’un terrain agricole opposant les dénommés Pigois et Launay, deux exemples concrets de la colonisation de peuplement, nous n’aboierons pas avec les loups, encore moins avec les charognards…

Corsica Nazione Indipendente





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008